
FLORENT SERRA
Sa carrière
À l'âge de 6 ans, Florent est parti en Alsace avec ses parents pour revenir en Gironde à 12 ans. À Bordeaux, il évolua dans le club du bouscat (US Bouscat) qui était, à l'époque, un des plus grands clubs de la région. Entraîné par son père (Jean-Luc), Florent n'a pas cessé de progresser. Après avoir passé son Bac à Bordeaux, il est allé au centre d'entraînement Roland Garros à Paris afin de devenir un joueur professionnel. Cependant il continua ses études en parallèle. Un jour il s'est rendu compte qu'il ne pouvait allier les entraînements intensifs du centre Roland Garros et ses études supérieures. Florent est alors rentré sur le circuit professionnel : c'était en 2000.
Le Français, pro depuis 2000, a remporté son premier tournoi ATP à Bucarest en septembre 2005. Par ailleurs, il s'était aussi illustré lors de deux tournois challenger à Mexico et Rimini. Il a terminé 86e à la race en 2005. Ses meilleurs résultats en Grand Chelem sont deux 1/32e à Roland Garros et l'US Open en 2005.
Si 2005 avait été une saison on ne peut plus fructueuse pour Florent Serra, nul doute que le Bordelais, auteur d’un bond de 159 places au classement ATP, n’ait décidé, en cette entame d’année 2006, de poursuivre sur sa lancée. Preuve en est sa victoire en finale du tournoi d’Adélaïde, contre le Belge Xavier Malisse promptement battu en deux sets : 6-3, 6-4.
Le point d’orgue d’une semaine parfaite pour le tennisman français qui, après avoir évincé, dans la douleur, son compatriote Michaël Llodra lors d’un premier tour sous tension, a poursuivi, sans trembler, sa progression dans le tableau final, éliminant, dans l’ordre, l’Espagnol Tommy Robredo en huitièmes puis le Finlandais Jarkko Nieminen en quarts avant de se jouer du Slovaque Dominik Hrbatý, grand favori du rendez-vous australien, lors des demis. Un véritable coup de maître pour l’élève de Rodolphe Gilbert qui, outre une place en finale, s’offrait là la première victoire de sa carrière sur un membre du Top 20. Une entame de saison parfaite pour Serra, nouveau numéro 4 français, qui enchaînera, dans la foulée, avec son deuxième Open d'Australie et ce, sans avoir à passer par la case qualification.